Les autorités moldaves ont déclaré samedi que des drones russes étaient entrés dans l’espace aérien du pays, constituant une menace pour l’aviation, lors du troisième incident de ce type en neuf jours.
Des responsables moldaves ont déclaré samedi que des drones russes avaient traversé l’espace aérien du pays, créant un risque pour les avions civils. c’est la troisième violation de ce type signalée en un peu plus d’une semaine.
La présidente Maia Sandu, qui vise à garantir l’entrée de la Moldavie dans l’Union européenne d’ici 2030, a condamné à plusieurs reprises l’invasion de l’Ukraine par la Russie et accusé Moscou de tenter de compromettre la stabilité de cette petite ancienne république soviétique, frontalière de l’Ukraine et de la Roumanie, membres de l’UE.
Selon le ministère de l’Intérieur, deux drones ont été confirmés comme étant russes et ont été détectés survolant l’espace aérien moldave, ce qui a incité les autorités à fermer temporairement le ciel. Le ministère a déclaré que les drones ont ensuite continué sur le territoire ukrainien.
La Moldavie, qui s’est plainte d’une intrusion similaire le 20 novembre et à nouveau en début de semaine, a qualifié le dernier incident d’intimidation dans le contexte du conflit en Ukraine et a dénoncé “des actions illégales et dangereuses qui constituent une menace pour les vols civils et la vie des personnes”.
L’ambassadeur de Russie en Moldavie, Oleg Ozerov, a été convoqué à plusieurs reprises à son ministère des Affaires étrangères à la suite de ces incidents.
Ozerov a émis cette semaine des doutes quant à savoir si l’un des drones, exposé à l’extérieur du ministère, était impliqué dans une quelconque intrusion et a suggéré que les incidents visaient à aggraver les relations déjà mauvaises entre Moscou et Chisinau.
Depuis que Sandu a été élue pour la première fois en 2020, les liens de la Moldavie avec la Russie sont devenus de plus en plus tendus, Moscou l’accusant d’être à l’origine d’actions hostiles et d’alimenter le sentiment anti-russe.
Le parlement moldave a ordonné cette semaine la fermeture d’un centre culturel russe à Chisinau, affirmant qu’il pourrait servir à promouvoir des récits constituant une menace pour la sécurité nationale.
Avec la contribution des agences
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